samedi 4 août 2007

L'île sans papier.

Rien. Pas l’ombre d’un petit carnet, encore moins trace d’un cahier, nulle feuille volante, rien. Une île vierge de tout papier. A la vente, seulement des milliers de cartes postales, des calendriers 2008 à thème marin : phares de l’ouest, galets, bois flottés et tempêtes rugissantes.

C’est un pays sans écrits. Un pays où les vagues, chaque jour, refont le monde à neuf.

Condamnée dans le sable à graver quelques mots effacés tout à l’heure.
Condamnée dans ma tête à écrire des chapitres entiers dévorés tout à l’heure.

A la fin, un matin d’été plutôt gris, noircir l’envers de la quatrième de couverture d’un improbable roman : « si par une nuit d’hiver un voyageur ». Poursuivre ainsi la mise en abîme infernale.

Un matin d’été plutôt laiteux, regarder en bas, à travers les ombres, falaise de Locmaria, la crique turquoise et cette drôle de maison sentinelle sur la roche échouée.

Chapitre 13 : rejoindre le continent ; papier, crayon. On dirait que ce serait le titre du roman manquant du bouquin d’Italo Calvino. Tu veux bien ?

2 commentaires:

marie.l a dit…

je veux bien sûr continuer à te lire ! horizon demain dernière séquence de trois jours (dernière n'est pas sûre, mais dernière je l'espère) et un livre de toi m'apporterait de quoi refaire encore le monde !

Elvire a dit…

Merci, Marie, je te pr�pare quelques notes � lire pour apr�s la derni�re s�ance ;-)