
Et sans cesse il y a cette goutte d’eau qui s’accroche, et balance, et, lentement, oscille et se gonfle et finit par lâcher prise. Au fin fond du tuyau transparent, tomber.
La lenteur sans cesse de cette goutte de liquide qui se forme et qui tombe et par ce chemin de plastique rejoint les veines de mon corps.
Et sans cesse la lenteur.
Ce temps suspendu, temps de latence et d’attente à ne rien faire d’autre que de regarder ainsi cette goutte se former, lentement, et puis tomber.
La goutte de maintenant n’est pas celle d’avant. Comme l’eau d’ici n’est plus celle d’ici à peine je la regarde. Je ne me baigne jamais dans une même eau. Et comme la goutte et l’eau,je suis liquide. Je ne suis pas solide. Je ne suis jamais vraiment prête à décider quoi que ce soit, à faire des choix. Je prends la vie comme elle vient : comme les gouttes ; goutte à goutte, rejoignent mon cœur, et repartent, mélangées, rougies je suppose, déjà autrement ; ailleurs déjà.
Comme l’eau file, jamais semblable, vers son estuaire toujours, je laisse glisser ainsi le cours de ma vie. Allongée dans ce lit trop blanc, je suis là-bas encore, ailleurs, je coule et je m’en vais vers l’océan qui m’est promis.
Et si je fermais les yeux ?
La lenteur sans cesse de cette goutte de liquide qui se forme et qui tombe et par ce chemin de plastique rejoint les veines de mon corps.
Et sans cesse la lenteur.
Ce temps suspendu, temps de latence et d’attente à ne rien faire d’autre que de regarder ainsi cette goutte se former, lentement, et puis tomber.
La goutte de maintenant n’est pas celle d’avant. Comme l’eau d’ici n’est plus celle d’ici à peine je la regarde. Je ne me baigne jamais dans une même eau. Et comme la goutte et l’eau,je suis liquide. Je ne suis pas solide. Je ne suis jamais vraiment prête à décider quoi que ce soit, à faire des choix. Je prends la vie comme elle vient : comme les gouttes ; goutte à goutte, rejoignent mon cœur, et repartent, mélangées, rougies je suppose, déjà autrement ; ailleurs déjà.
Comme l’eau file, jamais semblable, vers son estuaire toujours, je laisse glisser ainsi le cours de ma vie. Allongée dans ce lit trop blanc, je suis là-bas encore, ailleurs, je coule et je m’en vais vers l’océan qui m’est promis.
Et si je fermais les yeux ?


2 commentaires:
Entre le supplice chinois et le retour aux sources...
j'en ai connu des gouttes, des litres et des litres de gouttes depuis quelques mois, des blanches et même des rouges quand les globules de la même couleur ont fait défaut. J'ai souvent fermé les yeux et aujourd'hui ils sont ouverts, mais pour combien de temps ? Qu'importe ! nous irons tous un jour vers l'océan :)
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