mercredi 17 octobre 2007

17 octobre.


Il ne me suffit pas de refuser la gloire. Il faut encore que ça se sache. Ermite insolent je baille sur vos pompes, vos ors et vos signes extérieurs de richesse.
Je m’en vais et je vous le dis bien haut.
A la face du monde je le crie. J’étale mes renoncements comme vous placardez sur les murs blancs vos affiches qui disent les lendemains qui chantent.
Vous ne me tromperez pas davantage.
Vous avez voulu de moi broyer jusqu’à la moelle. M’aveugler, m’éblouir et me pousser encore sous les lumières à avancer chaque jour davantage.
Chaque jour avancer.
Je ne veux pas, fatigué, me voir comme vous tous contraint à l’abandon. A la force de l’âge seulement m’arrêter. M’allonger sous la terre. Ainsi boucler la boucle.
Je m’en vais, je vous le crie bien haut !

Ne tournez pas ainsi la tête. Cessez donc de m’éviter. Vous fuyez mon regard comme si vous aviez peur.

Pauvre cloche ! pensent-ils en rasant les murs. (J’entends leurs mots filer derrière leurs dents serrées)

Putain voilà qu’il commence à pleuvoir…

3 commentaires:

oyez a dit…

vouloir être seul, et vouloir que cela se sache.. cela manque de pudeur, c'est vrai mais ça interpelle l'autre aussi.
Mais qu'est ce qu'on a à tout voir en noir ? c'est l'automne ?

marie.l a dit…

pas autant pauvre cloche que ça ! enfin pour certaines idées je parle !

Elvire a dit…

Oyez : c'est pas noir, l'automne, c'est rouge et c'est très beau... mais, je ne saispas, peut-être une déformation chromatique ?
Marie : Oui, pas si cloche que ça!