Ç’aurait pu être l’histoire d’un fleuve. D’une plaque quai de Bourbon… Si c’était Paris, si c’était la Seine. Ç’aurait pu être ailleurs, l’histoire d’un fleuve. La Moldau, ailleurs, ou bien encore, La Loire ou bien le Rhône. Des ponts sur les fleuves et des femmes qui se noient. On trouve ça partout. Elles sont bien rares, les villes sans fleuves, sans quais, sans départs.
Parce que, ç’aurait pu être l’histoire d’un départ. D’un voyage. L’histoire d’un train. Et non des moindres : celui du transsibérien :
Parce que, ç’aurait pu être l’histoire d’un départ. D’un voyage. L’histoire d’un train. Et non des moindres : celui du transsibérien :
Et ceci, c'était les dernières réminiscences
Du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer. …
Mais ç’aurait pu être d’autres trains, de ceux qu’on a pris déjà, et de ceux dont on rêve encore… L’histoire d’un train comme une bulle et des rencontres essentielles, urgentes que l’on y noue.
Au fond, tout ça, ç’eut été des histoires de phrases qu’on se récite sans cesse. Non, mieux que ça, de ces phrases qui nous bercent. Des mots essentiels, urgents qui nous creusent. « Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente ». C’est de Camille Claudel. Elle n’a pas choisi de terminer sa vie dans le fleuve, Camille, mais des absences, Camille, elle en savait bien trop.
Ç’aurait pu être l’histoire des femmes. Celle d’Olympe de Gouges ou de Marion du Faouët…
C’est seulement l’histoire d’Anne, et du canapé rouge.
C’est une belle histoire.



6 commentaires:
Suivre le cours de l'eau, le fil de l'onde, le train de la vie... Un beau voyage...
cela aurait pu ... le pont, le fleuve, mais comme il n'en a pas à proximité de chez moi, cela n'a pas été ... le train peut être ! je préfère pourtant et pour l'instant le prendre en attendant :))
Marie : où est passée ta blanche chevelure ?
ma blanche chevelure, celle de la sagesse paraît-il, n'a pas résisté au besoin d'un changement, remise en question de bien des choses, et vision peut-être trop optimiste d'un devenir sujet à caution. Qu'à cela ne tienne pour l'instant je suis revenue dix ans en arrière, date de mes premiers ennuis qui s'étaient calmés je dirai même résorbés pendant quelques années... alors va savoir ce que l'esprit dans son inconscient te dicte ! va savoir !
C'est assez rare de lire un texte qui donne envie d'en lire un autre. Je crois que je vais devoir prendre place sur ce canapé rouge.
Marie : Oui, va savoir ! et même des idées à surgir de toute urgence hors du canapé rouge!
Blue Jam : oui, j'aime bien partager mes coups de coeur : tu me diras si tu aimes...
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