vendredi 21 décembre 2007

Faubourgs

L’une à l’autre et encore à la suivante, accrochées par grappes continues, longs faubourgs de maisons basses.
Là où le temps immobile raconte encore l’immédiat après-guerre et les grandes euphories.
Pylônes de béton gris (enfant tu grimpais tout en haut, un pied dans chaque alvéole et les mains enserrant les deux côtés), câbles téléphoniques en danseuse au long des murs blanchis des maisons ouvrières, et comme c’est Noël bientôt, à la tombée du soir, rosé par le froid mordant, les lumières blanches au long de la longue artère.
Faubourgs partout pareil, d’une ville à l’autre, d’est en ouest, les mêmes.Le sentiment calme et serein d’être toujours là, au même endroit, dans le même temps, immobile et sans fin.

1 commentaires:

marie.l a dit…

rien de plus aujourd'hui Elvire, mes doigts sont rebelles pour de longues phrases, que
Bonne année !