Ils m’ont dit qu’ici, j’écrivais. Que ces traces sur la toile étaient les miennes.Alors, les mains vides, je viens ici vous dire que je n’ai rien d’autre à vous raconter.
Que c’est la fin des histoires, maintenant.
J’ai retrouvé au fond d’une boite oubliée quelques mots griffonnés, des photos, des babioles, et sur ce site ces drôles de récits. Pas toujours roses, les récits. Ils disent que c’est moi, tout ça.
Grand bien leur fasse.
Je la tiens d’où, de qui, cette expression ?
Et toutes les autres qui vont avec ? Les mots qui s’enchaînent tout seuls, bribes de phrases ou citations réflexes, comme volets devant la porte.
Je me suis réveillée un matin dans un lit quelque part. D’avant, je ne sais rien. Il y a cet homme blond qui dit qu’il est le mien. Je devrais être flattée, c’est vrai qu’il est bel homme. Mais, comment lui faire comprendre que je ne le connais pas ?
Ils disent que les mots d’ici me rendront mon passé.
Je lis ici ceux d’une autre. Alors, je rends la plume.
A vous que je ne connais pas, je viens dire au revoir.
Je ne sais pas qui est le « je » qui vient dire au revoir.
Comprenez que cela puisse un peu me fatiguer.


6 commentaires:
Elvire ????
Elvire savez-vous que pour vivre avec un enfant cérébro lésé, ces derniers textes sont justes et beaux. Merci.
Marie ????
Pol : Je ne sais pas, j'imagine... je plonge parfois... j'ai souvent tellement peur de me tromper...
j'ai donc dû très mal comprendre, mais j'ai toujours peur d'interpréter d'autant plus actuellement que mes cellules du haut sont peut être lésées également ou encore, ou plus du tout ? je le saurai bientôt !
En attendant je fais un break écriture surtout, lecture aussi mais il y a des endroits où je ne peux m'empêcher de venir !
Marie : je crois que je l'ai fait un peu exprès ... je suis pardonnée ? Bon repos à toi alors ;-)
Bonsoir,
Je me balade, comme trop souvent de mes soirées solitaires... Aujourd'hui, je me sens seul. Demain, c'est mon anniversaire... J'ai bien l'impression que seul je le serais encore. Alors mes pas m'amène ici. Et cette lecture m'interpèlle. J'ai aprècié. Tant la douleur, que la couleur. Il y a ici des mots qui n'ont pas été choisi mais qui ont su s'imposer...
Je reviendrais.
A bientôt,
Eleken
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