
Gloriette. Gloria gloriette comme petite gloire. Sur la Loire en promontoire. Mes pieds seuls sur le chemin de halage. En cette fin d’été, les bancs de sable grignotent peu à peu les eaux, séparent le fleuve en de multiples bras, élargissent la plaine. Fin août, la pauvre gloriette ne veille plus que sur de longs bancs de sable ocre. Les plates sur le flan échouées attendent vainement une marée d’eau douce. Les eaux restent basses. La vie ensablée. Comme ralentie. Comme un temps où se poser encore en espérant ailleurs. Autrement. Les heures ou les gloriettes retentissent des rires des enfants ou bien celles où les eaux, réunies de nouveau, ne forment plus qu’un seul long fleuve clair qui file loin, où le regard ne porte.
6 commentaires:
je me souviens de ces enfants qui, du haut d'un pont, jetaient des feuilles par dessus le parapet et courrait vite de l'autre côté, pour s'assurer que la feuille restait la même...Du Sud au Nord, de l'Est à l'Ouest, le pont est juste plus grand...
Juste là. J'ai failli tomber. Sans rire !
Encore un texte magnifique autour de cette Loire qui n'est pas si basse que cela pour une fin d'été.
La Loire ne cessera pas de t'inspirer de beaux écrits emplis de tant de souvenirs...joli temps des gloriettes.
Je me permets de déposer ici une Plume Brillantissime.
Participation facultative ;-)
Merci pour ce joli texte ... Je me suis permise de l'emprunter pour illuster un article d'images sur les gloriettes, et bien sûr j'azi mis votre lien cliquable).
S'il y a un souci, merci de me le faire savoir et je l'enlèverai.
Amitiés
Cajoline
http://cajoline.vefblog.net
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