lundi 3 novembre 2008

Seulement les eaux...

J’ai pris la route. J’ai fais ce qu’il fallait pour tirer ma carcasse de là :

fermer les yeux. Tes rues sombres et tes odeurs de métal rouillé enfermées dans la boite à colère. (Le fer rouillé ça sent le sang ; le sang et l’amer)
Boite à n’ouvrir que sous peu de prétexte.
Fermer les portes. Laisser derrière les artères vides (exsangues, les artères vides).
Jeter les clés. Ferrailler. Croiser les fers. Monter des barreaux d’acier rougi.

... Seulement les eaux.
Les eaux passent par-dessus tout.
Les eaux ruissellent, ravinent, dévastent.

(Ça sent le métal, les eaux, parfois)

1 commentaires:

oyez a dit…

Grangent... pourquoi ne t'es pas ouvert plus tôt, le jardin aurait il été sauf ?
De drôles de souvenirs pour plus tard, là c'est les bottes en caoutchouc et les cris d'enfants