
Cet homme là a connu les endroits ou j’ai aimé vivre. Il glisse ça comme ça, sans importance, petites anecdotes furtives dans les petites touches qui construisent son portrait. De lui, c’est tout ce que je retiens. Je le retiens, je l’attrape, je dévide le fil qui de lui me ramène à vous, là-bas.
Il a vécu là-bas avant que je n’y vive. Il me parle maintenant de vous qu’il a connus avant. Il me parle de vous qu’il aime et qu’il respecte.
Alors, soudain, les temps changent.
Le soleil déchire enfin les sempiternelles brumes d’occident.
Trois petits détails d’ailleurs, il me semble déjà le connaître très bien. Le partager. Partager ce fil tendu vers l’orient derrière moi.
Alors soudain, je ne suis plus seule parce qu’un parle le même langage que le mien. Enfin, les mêmes mots, les mêmes images. En deux anecdotes que nul autre que moi ne saisit autour de la table, il brise mon altérité. Conforme à nouveau. Mon monde revenu.
Je ne sais pas si j’ose y croire, encore.
Je pose en rentrant chez moi sur la table un premier bouquet de jonquilles. Vois-tu, elles sont chaque année nouvelles, les jonquilles, et leur jaune chaque année triomphant. Je n’ai pas envie de renoncer. Les peaux, même vieilles, ne sont jamais grises, elles parlent encore et toujours à qui elles doivent parler. Comme pour tisser des liens qui jamais ne s’oublient.
Quelqu’un quelque part et cette part de rêve : une envie de combat.
Il a vécu là-bas avant que je n’y vive. Il me parle maintenant de vous qu’il a connus avant. Il me parle de vous qu’il aime et qu’il respecte.
Alors, soudain, les temps changent.
Le soleil déchire enfin les sempiternelles brumes d’occident.
Trois petits détails d’ailleurs, il me semble déjà le connaître très bien. Le partager. Partager ce fil tendu vers l’orient derrière moi.
Alors soudain, je ne suis plus seule parce qu’un parle le même langage que le mien. Enfin, les mêmes mots, les mêmes images. En deux anecdotes que nul autre que moi ne saisit autour de la table, il brise mon altérité. Conforme à nouveau. Mon monde revenu.
Je ne sais pas si j’ose y croire, encore.
Je pose en rentrant chez moi sur la table un premier bouquet de jonquilles. Vois-tu, elles sont chaque année nouvelles, les jonquilles, et leur jaune chaque année triomphant. Je n’ai pas envie de renoncer. Les peaux, même vieilles, ne sont jamais grises, elles parlent encore et toujours à qui elles doivent parler. Comme pour tisser des liens qui jamais ne s’oublient.
Quelqu’un quelque part et cette part de rêve : une envie de combat.


