Les mains dans les poches comme d'un qui rentrerait chez lui. Tranquillement. Peut-être au coucher du soleil. Peut-être un soir de printemps à se vêtir encore comme en hiver. Un homme de dos. C'est peut-être un qui renonce. Qui remonte vers la nuit. Ou bien, simplement, chaque jour c'est ici qu'il revient, sur les bords du lac : compter les canards. C'est peut-être le lever du jour. Face à la montagne, le soleil finira par réchauffer ses épaules. Un homme de dos, c'est peut-être un qui chemine. Face à lui, sur le chemin, va le rejoindre une femme. Ou bien un chien... C'est peut-être elle, sous l'arbre gris, les yeux pleins d'eau à s'imbiber du lac. Ils sont là où hier d'autres passaient. Seuls, le lac et la montagne, des siècles à voir rêver des Lamartine, glisser des barques, et pêcher des humains accrochés aux pontons. L'hiver, le lac se fige. Comme sur l'image l'homme de dos. Comme dans les mots l'homme qui renonce, à la nuit tombée, et qui ferme sa porte.
D'Est en Ouest et autres projections : notes éphémères et lapidaires ...
mercredi 15 avril 2009
Tout le monde ment.
Les mains dans les poches comme d'un qui rentrerait chez lui. Tranquillement. Peut-être au coucher du soleil. Peut-être un soir de printemps à se vêtir encore comme en hiver. Un homme de dos. C'est peut-être un qui renonce. Qui remonte vers la nuit. Ou bien, simplement, chaque jour c'est ici qu'il revient, sur les bords du lac : compter les canards. C'est peut-être le lever du jour. Face à la montagne, le soleil finira par réchauffer ses épaules. Un homme de dos, c'est peut-être un qui chemine. Face à lui, sur le chemin, va le rejoindre une femme. Ou bien un chien... C'est peut-être elle, sous l'arbre gris, les yeux pleins d'eau à s'imbiber du lac. Ils sont là où hier d'autres passaient. Seuls, le lac et la montagne, des siècles à voir rêver des Lamartine, glisser des barques, et pêcher des humains accrochés aux pontons. L'hiver, le lac se fige. Comme sur l'image l'homme de dos. Comme dans les mots l'homme qui renonce, à la nuit tombée, et qui ferme sa porte.
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4 commentaires:
histoire de chemineau qui va évoluer sans doute au fil des saisons; joliment écrit.
C'est peut-être un Germain, qui compte les canards.
Qui remonte vers la nuit...
Il me semble reconnaître
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