Tu es assis dans l’intervalle. Au seuil. Entre l’avant et l’après. Là où inéluctablement la bulle éclate, tombe le funambule, sonne le réveil. Entre songes et montagnes. Figé dans l’instant qui n’existe pas.
Devant toi le retour arrière au pays de Cocagne. Là, l’herbe est plus verte et les sommets transparents, aiguisés. Il y reste de la terre à gratter des racines à fouir. De là-bas résonnent les rires des amis et tintent les verres dorés. L’eau reflète le Klein des ciels improbables et les rêves éternels palpitent au cœur des glaciers.
Derrière toi l’avenir et les routes à construire qu’on ne veut plus construire. Les terres plates au gout de coaltar et les remous des grands fleuves, l’attrait des estuaires ou les eaux se mêlent, l’idée de l’occident.
Tu es assis dans l’intervalle si le seuil existe c’est peut-être déjà la mort.
2 commentaires:
Joli texte.
Des moments comme des interstices, où on ne sait pas encore s'il faut se glisser, ou s'esquiver ... des moments de salle d'attente, où on regrette d'avoir oublier son bouquin, où on cherche une contenance ..
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