
Tu comptes les heures. A rebours. 50 heures me dis-tu. Puis 46. Rendez-vous dans 46 heures pont des Arts pont des Soupirs pont Mirabeau…
A mes lèvres compteras-tu les secondes qui fileront bien trop lâches à débours ?
Il n’y a pas assez d’étages l’ascenseur file trop vite, dans les couloirs trop de monde dans les rues des passants dans les restaurants des regards. Des doigts trainent et s’égarent et se nouent sur les tables, des genoux sous les nappes, des mains au bas du dos, des baisers volés sous des fenêtres grises, des silences à briser les tympans.
Des pas qui s’éloignent, pressés de ne pas, surtout ne pas se retourner : statue de sel.
J’entends les parenthèses les suspensions les intervalles les paroles chuchotées à cueillir sur ta peau, lentement, mot à mot, souffle à souffle.
J’ai peur de briser de casser de perdre de défaire délier déliter d’oublier…
Funambule sur le fil je vacille au souffle du vent menace de rejoindre le sol, la neige tout en bas les moments si fragiles bulles de verre suspendues aux branches dénudées, bulles de savon envolées …
Au pied de l’arc en ciel il y a un trésor.
Le sais-tu, le sais-tu ?
Au pied de la lettre ? un baiser.
2 commentaires:
juste un sourire sur mes lèvres à te lire...
Pol, dans la ville, pas si loin, à quelques rues, pour quelques jours encore ... Le temps s'étire et la nostalgie de cette ville, qui l'eut cru, à la lumière de ces dernières semaines, de ce dernier Noël ...je n'ai pas vu le ginkgo de la cathédrale...
Enregistrer un commentaire